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Secteurs porteurs

L’Uruguay offre des opportunités pour les entreprises wallonnes dans l’agroalimentaire, la sylviculture et les technologies, grâce à un environnement stable et très ouvert aux importations. Les besoins en équipements industriels, solutions durables et services numériques créent un terrain favorable aux fournisseurs wallons à forte valeur ajoutée.

Construction et infrastructures

Le secteur de la construction est l’un des piliers les plus dynamiques de l’économie uruguayenne. Il représente environ 6 % du PIB et son impact s’étend à de nombreux secteurs connexes tels que le transport, la fabrication de matériaux, les services techniques, la finance et la logistique.

Le cadre juridique stable de l’Uruguay, notamment la loi sur les partenariats public-privé (PPP) et la loi de promotion de la construction de logements sociaux, offre d’importantes opportunités de croissance et de collaboration. La demande reste soutenue dans les infrastructures sociales, incluant les prisons, hôpitaux, centres éducatifs, logements sociaux, complexes sportifs, équipements et projets de développement urbain.

Le secteur intègre de plus en plus des technologies liées à l’efficacité énergétique, à la durabilité environnementale et à la digitalisation des processus. Dans ce contexte, les sociétés de conseil, d’architecture et d’ingénierie jouent un rôle clé en proposant des solutions visant à améliorer la productivité, la qualité et la durabilité des projets. Des opportunités existent également dans la mobilité urbaine (tram-train, corridors urbains) ainsi que dans le conseil en réglementation et normes ferroviaires, notamment ERTMS.

Les besoins restent considérables en infrastructures routières, ferroviaires, portuaires et de gestion de l’eau, ce qui ouvre un large éventail d’opportunités commerciales.

Les entreprises peuvent tirer parti de leur expertise dans les matériaux de construction, les technologies innovantes (digitalisation, monitoring, efficacité énergétique), l’ingénierie, le contrôle technique ou encore la durabilité des projets. Le cadre réglementaire uruguayen, favorable aux investissements à travers les partenariats public-privé et divers incitants fiscaux, renforce encore l’attractivité de ce secteur.

Agroalimentaire et agro-élevage

L’agriculture et l’élevage constituent le pilier de l’économie uruguayenne. Le pays est un important producteur de viande bovine et ovine, de soja, de riz, de blé, de produits laitiers, de fruits, de légumes et de vin.

Les opportunités dans ce secteur sont multiples : équipements agricoles, technologies de génétique animale, produits de santé animale, biostimulants, engrais, solutions de transformation agroalimentaire ou encore technologies d’optimisation de la qualité et de la sécurité des produits. L’industrie uruguayenne, modernisée et orientée vers l’exportation, est particulièrement ouverte à l’innovation.

Logistique, transport et plateformes régionales

Grâce à sa situation géographique stratégique et à un cadre fiscal très attractif (zones franches, ports francs, aéroports libres), l’Uruguay ambitionne de devenir une plateforme logistique de référence pour la région. De nombreuses multinationales, notamment pharmaceutiques et technologiques, y centralisent déjà leurs stocks et services régionaux.

Les opportunités d’affaires concernent les solutions de logistique avancée, l’automatisation des entrepôts, la traçabilité, les équipements portuaires, les technologies pour le transport fluvial, ainsi que les services de consultance ou de gestion de flux.

Énergies renouvelables

Dans le cadre de sa transition économique et énergétique, l’Uruguay se distingue par le succès de sa première transition vers les énergies renouvelables. Aujourd’hui, environ 97 % de l’électricité produite dans le pays provient de sources renouvelables, principalement l’hydroélectricité, l’éolien, le solaire et la biomasse, positionnant l’Uruguay comme un leader régional et international en matière d’énergie verte.

Malgré cette matrice électrique quasi totalement renouvelable, le pays reste fortement dépendant des combustibles fossiles, qui représentent encore environ 37 % de l’énergie primaire, notamment dans les secteurs de l’industrie et du transport, principaux émetteurs de CO₂. Ces secteurs nécessitent une seconde phase de transition afin de réduire leur empreinte carbone.

Pour relever ces défis, l’Uruguay mise sur le développement de l’hydrogène vert, en s’appuyant sur ses atouts logistiques, son fort potentiel éolien et solaire, ainsi que sur sa stabilité économique et politique. Dans ce cadre, un MOU a récemment été signé entre le gouvernement uruguayen et HIF Global pour encadrer le projet HIF Paysandú, qui prévoit la construction d’installations intégrées de production d’hydrogène vert et de carburants synthétiques. Ce projet, estimé à environ 5,4 milliards USD, inclut des unités d’hydrogène, de capture de CO₂, d’e-méthanol et d’e-essence, avec des exportations prévues à partir de 2029.

L’engagement de l’Uruguay en faveur de la transition énergétique est reconnu par des institutions internationales telles que la Banque mondiale. Le pays a également renforcé ses émissions d’obligations vertes, tandis que des initiatives internationales, comme le programme Global Gateway de l’Union européenne, soutiennent le développement de la filière hydrogène vert.

Enfin, l’Uruguay dispose d’atouts complémentaires : disponibilité de CO₂ biogénique issu de la biomasse, feuille de route énergétique claire et incitations fiscales spécifiques, consolidant son positionnement comme acteur clé de la transition énergétique et de la production de carburants verts et de leurs dérivés (e-fuels, ammoniac, engrais).

Des débouchés significatifs s’ouvrent pour les technologies de production d’hydrogène, les solutions Power-to-X (e-méthanol, e-fuels, ammoniac vert), l’ingénierie industrielle, ainsi que pour la capture et la valorisation du CO₂. L’expertise en matière de normes, de certification et de traçabilité sera particulièrement recherchée.
Parallèlement, de nouvelles perspectives émergent dans le développement de l’éolien, le stockage de l’énergie, la digitalisation des réseaux et les services de maintenance et de monitoring. Enfin, le déploiement de cette nouvelle filière repose sur un besoin accru en conseil stratégique, ingénierie, gestion des risques et certification, offrant des opportunités supplémentaires pour des acteurs spécialisés.
5. Environnement, gestion de l’eau et économie circulaire
La gestion environnementale constitue une priorité croissante pour l’Uruguay, particulièrement dans un pays où l’agriculture génère l’essentiel de la pollution des sols et des eaux.

Les opportunités émergent dans le domaine du traitement des eaux usées industrielles, ainsi que dans le suivi et le contrôle des effluents industriels. Dans le secteur agroalimentaire, des perspectives existent pour les entreprises proposant des procédés de digestion anaérobie destinés à la production de biogaz ou de biofertilisants, ainsi que des solutions de traitement des déchets permettant leur valorisation comme amendements des sols, combustible pour chaudières à vapeur ou source de production énergétique.

Par ailleurs, des collaborations sont recherchées avec la ville de Montevideo et les municipalités de la zone métropolitaine pour le traitement des déchets solides, un problème structurel qui demeure non résolu depuis plusieurs années.

Enfin, la Régie nationale des eaux (OSE) lance régulièrement des appels d’offres pour la construction et l’exploitation de stations d’épuration des eaux usées. Un important projet de production d’eau potable est également en cours de développement.

Médical, pharmaceutique et technologies de la santé

La réforme en profondeur du système de santé uruguayen a permis d’élargir la couverture médicale et a généré une demande croissante en équipements, technologies et services de santé. Le pays compte aujourd’hui environ une centaine de laboratoires ainsi qu’une industrie pharmaceutique dynamique, active tant dans la production locale que dans la distribution régionale.

Des opportunités significatives existent notamment dans les domaines des solutions de diagnostic, du matériel et des instruments médicaux, ainsi que des technologies de santé digitale. Le secteur de la santé est en plein processus de modernisation, avec une demande soutenue et en constante évolution.

L’Uruguay dispose de peu de fabricants locaux de dispositifs médicaux avancés à haute valeur technologique, ce qui entraîne une forte dépendance aux importations et ouvre des perspectives pour des fournisseurs étrangers. Par ailleurs, de nombreuses entreprises pharmaceutiques internationales choisissent l’Uruguay comme plateforme de distribution régionale, afin d’optimiser les coûts logistiques et de réduire les délais de livraison vers les pays du Cône Sud, en regroupant notamment les flux en provenance d’Europe. Le choix récent de GSK illustre cette tendance.

Grâce à sa stabilité, à son cadre réglementaire et à ses infrastructures logistiques, l’Uruguay s’affirme ainsi comme une véritable plaque tournante du commerce et des services pour le secteur pharmaceutique.

Technologies numériques, IA et solutions logicielles

L’Uruguay s’est affirmé comme un acteur de référence en matière de développement numérique et a été invité à rejoindre le groupe Digital 9 (D9), qui réunit les pays les plus avancés au monde en matière de gouvernance et de services numériques. Il est à ce jour le seul pays d’Amérique latine à faire partie de ce groupe, confirmant la maturité de son écosystème digital.

Le pays est reconnu pour ses exportations de logiciels et de services numériques vers plus de 50 pays et se positionne comme le leader régional en Amérique latine en termes d’exportations de logiciels et services associés par habitant. Les entreprises uruguayennes sont particulièrement actives dans le nearshoring et l’outsourcing IT, en développant des solutions sur mesure pour des secteurs tels que la santé, la finance, la logistique, le commerce de détail et les services publics.

L’Uruguay bénéficie par ailleurs d’infrastructures numériques de très haut niveau, avec une forte couverture en fibre optique, un accès généralisé au haut débit et un déploiement précoce de la 5G. Le pays attire également des investissements majeurs dans les centres de données et les services cloud, renforçant son rôle de plateforme régionale pour l’hébergement, le traitement des données et les solutions numériques avancées.

Sa proximité géographique et économique avec des marchés ICT majeurs tels que São Paulo et Buenos Aires, combinée à une excellente connaissance des marchés latino-américains, confère aux entreprises locales un positionnement stratégique. Dans ce contexte, des synergies importantes peuvent se développer avec des entreprises belges, qui peuvent s’appuyer sur le réseau régional, l’expertise opérationnelle et la capacité d’exécution des acteurs uruguayens pour accéder plus efficacement aux marchés d’Amérique latine.

L’engagement de long terme de l’Uruguay en faveur de l’inclusion et de la formation numérique se reflète dans le Plan Ceibal, lancé en 2007 sur la base du programme One Laptop Per Child du MIT. L’Uruguay a été le premier pays au monde à fournir gratuitement des ordinateurs portables à l’ensemble des élèves et enseignants de l’enseignement public. Ce programme pionnier a permis de réduire significativement la fracture numérique, de renforcer les compétences digitales de la population et de préparer les nouvelles générations aux exigences de l’économie numérique et aux évolutions du marché du travail.

Grâce à la combinaison d’un capital humain qualifié, d’un cadre institutionnel stable, d’une infrastructure numérique avancée et d’une forte orientation à l’export, l’Uruguay s’impose aujourd’hui comme un hub régional stratégique pour les services numériques, le développement logiciel, le cloud, la data et l’intelligence artificielle.

Smart cities et technologies urbaines

Les besoins en modernisation urbaine, en mobilité intelligente et en infrastructures connectées augmentent en Uruguay.  Les entreprises wallonnes peuvent apporter des solutions dans l’éclairage intelligent, la gestion énergétique urbaine, la mobilité durable, la planification numérique, les capteurs IoT et les systèmes de gestion intégrée des villes.

Enfin, le besoin croissant en conseil stratégique, ingénierie, gestion de projets, cybersécurité, normes et interopérabilité, ainsi qu’en formation et transfert de compétences, ouvre la voie à des collaborations entre entreprises belges et acteurs publics ou privés uruguayens. Les entreprises belges peuvent se positionner comme partenaires technologiques de long terme, en s’appuyant sur leur expertise, leur expérience des marchés européens et leur capacité à accompagner des projets urbains durables à forte valeur ajoutée.

Le secteur de la construction en Uruguay demeure particulièrement dynamique, porté par d’importants investissements publics et privés. Les projets incluent le développement de terminaux portuaires à Montevideo et Nueva Palmira, des infrastructures touristiques haut de gamme, des logements sociaux ou encore des installations liées aux industries de la cellulose et du papier. Les besoins restent considérables en infrastructures routières, ferroviaires, portuaires et de gestion de l’eau, ce qui ouvre un large éventail d’opportunités commerciales.

Les entreprises peuvent tirer parti de leur expertise dans les matériaux de construction, les technologies innovantes (digitalisation, monitoring, efficacité énergétique), l’ingénierie, le contrôle technique ou encore la durabilité des projets. Le cadre réglementaire uruguayen, favorable aux investissements à travers les partenariats public-privé et divers incitants fiscaux, renforce encore l’attractivité de ce secteur.