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Suriname – Secteurs porteurs
Exporter vers le Suriname offre des opportunités réelles, mais exige une bonne préparation réglementaire et logistique, une adaptation culturelle, et une gestion prudente des risques liés aux ressources naturelles et au climat.
Mines et or
- En revanche, la production d’or s’est intensifiée, faisant de ce métal le principal produit d’exportation du pays, représentant plus des trois quarts des exportations totales et près de la moitié des recettes publiques.
- Toutefois, pour l’or, des problèmes de gouvernance et de transparence sont apparus récemment : des révélations ont mis en lumière des « défaillances significatives » dans le contrôle des exportations d’or — des autorisations ont été délivrées de façon opaque, certaines à des entités qui n’avaient pas réellement exporté, ce qui aurait entraîné d’importantes pertes de revenus pour l’État.
Pétrole offshore
- De nouveaux gisements offshore ont été découverts dans le bassin Guyane-Suriname, ce qui suscite beaucoup d’espoir. Cette découverte a d’emblée suscité l’intérêt d’investisseurs étrangers.
- Le démarrage progressif de ces projets pétroliers pourrait, à moyen terme, offrir une diversification à l’économie surinamienne. Cela dépendra de la capacité à en gérer les revenus, à investir judicieusement et à éviter les effets pervers de la dépendance à cette ressource fossile, notamment au travers des fluctuations des cours du pétrole.
- Un des enjeux sera que les bénéfices générés par cette exploitation pétrolière ne soient pas captés uniquement par des élites ou des entreprises étrangères, mais qu’ils contribuent à un développement plus large de la population ainsi qu’aux investissements publics dans les infrastructures et les services.
Agriculture et agro-industrie
- Le bois (exploitation forestière + sciage) constitue une ressource exportable. La production de bois brut est plus élevée que celle transformée localement. Cette production de bois brut a augmenté : lors de la dernière décennie la production de grumes a quadruplé, et la production de bois scié a augmenté d’environ 150 %. Malgré cette hausse, la transformation locale reste limitée : peu d’installations modernes, faible capacité de séchage, et nombre restreint d’usines de transformation (sciage + quelques usines secondaires). L’essentiel du bois exporté l’est sous forme de « logs », ce qui génère peu de valeur ajoutée locale.
Services et tourisme
- Le tourisme, bien qu’encore modeste, a commencé à être promu : le pays tente de valoriser ses atouts naturels (forêts, nature, biodiversité, culture), ce qui offre un potentiel de développement. Les efforts de marketing existent. Le pays participe à des salons internationaux, multiplie les campagnes de promotion et le Gouvernement tente de structurer son offre touristique.
- Cependant, malgré ces initiatives, le tourisme reste encore très marginal : manque d’infrastructures, défi de transport, dépendance aux conditions climatiques, et concurrence d’autres destinations régionales.
Énergies renouvelables
- Le Suriname recèle un fort potentiel hydroélectrique grâce aux fleuves qui le traversent (fleuves Marowijne, Corantijn , Suriname, etc.) et offrent au pays un potentiel théorique estimé à environ 2590 MW si l’ensemble des rivières propices étaient exploitées de façon optimale.
- En réalité, seule une centrale « majeure » fonctionne actuellement, le Afobaka Dam (sur le fleuve Suriname), avec une puissance installée de 180 MW. Cette centrale fournit un part majoritaire de l’électricité produite dans le pays. L’hydroélectricité reste au cœur du mix électrique du pays.
- En termes de perspectives pour l’avenir, une meilleure exploitation de ce potentiel hydroélectrique pourrait améliorer l’électrification des zones rurales et forestières et permettre le développement plus important d’industries lourdes plus gourmandes en électricité. Le potentiel de développement est réel et pourrait intéresser, voire convaincre, des investisseurs étrangers.
- Conseils aux entreprises
Le Suriname, même s’il est un des plus petits pays d’Amérique du Sud, n’en reste pas moins grand par la taille (plus de 5 fois la superficie de la Belgique), tout en étant modeste en termes de population. Aborder ce marché exige de tenir compte de ses spécificités :