Namibie

Secteurs porteurs

Agriculture et pêche

L’agriculture représente 5 à 7 % du PIB. Elle est essentielle en zone rurale, où elle fait vivre près de 70 % de la population. Les principales cultures sont le maïs, le mil, le sorgho et les légumes. L’élevage concerne surtout les bovins, moutons et chèvres. La pêche est pratiquée sur la côte atlantique et encadrée par une réglementation stricte.

Production manufacturière

L’industrie manufacturière pèse environ 11 % du PIB. Elle joue un rôle clé dans la diversification de l’économie. Les secteurs actifs sont l’agro-transformation, les boissons, les matériaux de construction, les produits chimiques, les textiles et les métaux. Le programme « Growth at Home » encourage la transformation locale. Ce secteur crée aussi de l’emploi en milieu urbain.

Mines

Le secteur minier est un pilier de l’économie namibienne. Il représente 10 à 12 % du PIB et plus de 50 % des exportations. Le pays dispose de resources variées : diamants, uranium, or, zinc et cuivre. Le secteur attire les investissements, génère des emplois et alimente les recettes publiques. Il soutient aussi le développement de l’industrie et des services.

Énergies renouvelables

La Namibie développe activement les énergies renouvelables. Avec un rayonnement solaire abondant et d’importantes surfaces ventées, le pays possède des atouts considérables. Plusieurs projets sont en cours : Omburu Solar (20 MW), Diaz Wind (44 MW) et Otjikoto Biomass (40 MW). Le pays vise 70 à 80 % d’électricité verte d’ici 2030. Il veut aussi réduire les importations à moins de 30 %. L’État soutient les producteurs indépendants, l’hydrogène vert et la modernisation du réseau.

L’exploration des énergies vertes ne se limite pas aux grandes entreprises ; elle offre également des opportunités significatives d’entrepreneuriat local. En effet, des micro-entreprises voient le jour, fournissant des solutions énergétiques innovantes et accessibles aux communautés rurales. Cet engagement envers l’innovation technologique aide à autonomiser les jeunes Namibiens, leur permettant de jouer un rôle actif dans la construction d’un avenir durable.

En outre, Belgique a un partenariat avec la Namibie autour de l’hydrogène vert, souvent appelé le « carburant du futur ». En effet, les deux pays ont signé un protocole d’accord (MOU) le 3 novembre 2021, lors de la COP 26 prévoyant de tirer parti des resources solaires et éoliennes abondantes de la Namibie. La Belgique prévoit d’investir plus de 250 millions d’euros pour la création d’un terminal d’exporta-tion d’hydrogène vert dans le port de Walvis Bay, en Namibie. Ce projet vise à établir la Namibie co-mme un centre de production d’hydrogène vert, tandis que la Belgique se positionne comme un point d’entrée pour l’importation de cette énergie propre en Europe.

Technologies d’information

Le secteur des technologies de l’information (TI) en Namibie commence à s’épanouir. L’adoption rapide de la technologie mobile et de l’internet crée un terreau fertile pour les start-ups axées sur l’innovation numérique. Ce dynamisme contribue non seulement à la diversification de l’économie, mais aussi à l’amélioration de l’égalité femmes-hommes.

Des initiatives sont mises en place pour encourager l’autonomisation des jeunes et promouvoir une culture entrepreneuriale collaborative. La formation technique et l’accès au mentorat jouent un rôle crucial dans cette transformation digitale, permettant aux jeunes startups de proposer des solutions adaptées aux besoins économiques et sociaux du pays.

Dépendance aux importations

Il y a une forte dépendance aux importations pour les produits suivants : machines, équipements agricoles, infrastructures, intrants industriels et biens manufacturés.