Secteurs porteurs
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Secteur énergétique
La Côte d’Ivoire se voulant le hub énergétique régional, le secteur pétrolier se développe avec la récente découverte de nouveaux gisements en 2021.
En cas de forte irradiation, l’énergie solaire présente un potentiel de développement important, mais peu exploité. La production d’énergie à partir de déchets biologiques (culture du cacao, du coton, de l’huile de palme) est également un sujet d’actualité.
Secteur minier
La Côte d’Ivoire ambitionne d’augmenter la contribution au PIB du secteur minier de 5 % à 8 %, en investissant dans les capacités de production (principalement or, manganèse, nickel) et la lutte contre l’exploitation minière illégale. Le pays est caractérisé par un immense potentiel en or, diamant, manganèse, bauxite, fer et nickel. S’y ajoutent le cobalt, le cuivre et le tantale.
Secteur agricole
La Côté d’Ivoire est leadeuse mondiale dans le cacao et la noix de cajou et se trouve dans le top trois africain de l’hévéa, la banane et le palmier à huile. La disponibilité de la main d’œuvre agricole accompagne son potentiel naturel : fertilité des terres, disponibilité d’eau, favorabilité du climat et diversité des terrains agricoles. Divers programmes nationaux et internationaux promeuvent la transformation des cultures (principalement cacao, noix de cajou, caoutchouc) dans le but de réduire les importations d’aliments. Selon Business France, les grandes familles libanaises installées depuis les années 1960 dominent le secteur de la distribution.
Avec une part de marché mondial d’environ 45 %, la Côte d’Ivoire est le plus grand producteur mondial de cacao, suivie par le Ghana et l’Indonésie. Environ 35 à 40 % du cacao récolté dans ce pays d’Afrique occidentale est actuellement transformé sur place, le reste étant destiné à l’exportation.
Eau et environnement
Le pays offre des opportunités commerciales, par exemple dans le domaine de l’approvisionnement en eau potable, de l’assainissement et de la gestion des déchets.
Conformément aux engagements de la COP 21, la part des énergies renouvelables devrait passer de 30 % à 45 % en 2030.
Infrastructures et logistique
La Côte d’Ivoire dispose de deux grands ports modernes en eau profonde. Le port autonome d’Abidjan (PAA) est concurrencé par ceux de Lomé et de Tema, au Togo et au Ghana respectivement. Le port autonome de San Pedro (PASP) est le premier port mondial pour l’exportation de cacao. Il a pour ambition d’être le port naturel du Mali, de la Guinée et du Libéria de l’Est.
La construction d’un chemin de fer pour exporter le fer, l’or et le nickel de l’arrière-pays vers San Pedro est d’actualité. Dans la métropole d‘Abidjan, de nouvelles routes et ponts ainsi qu’un système de bus rapides voient le jour.
Santé
La couverture maladie universelle, obligatoire depuis 2022, prend en charge 170 pathologies pour 400.000 bénéficiaires et 15 millions de personnes enregistrées. Le gouvernement étend actuellement le réseau et la couverture. Les opportunités pour les entreprises incluent la digitalisation, la gestion des données et la télémédecine.
Dans le secteur hospitalier, les défis majeurs incluent la maintenance des équipement, l’accès à l’eau et l’électricité. 90 % des dispositifs médicaux sont importés. La Côté d’Ivoire s’approvisionne auprès des grands fabricants internationaux (GE, Philips, Siemens). D’ici 2030, la Côte d’Ivoire ambitionne de ramener la part de produits de santé locaux à 30 %.
Pour garantir l’accès médical en zone rurale, 3.000 dépôts de dispensation de médicaments opèrent sous responsabilité d’une officine, mais sans présence d’un pharmacien. La digitalisation récente a permis la livraison de sang par drone dans les zones reculées.
Secteur financier
Historiquement dominées par les banques françaises, le secteur financier diversifie les pays d’origine.
Le siège de la Banque africaine de développement (BAD), fondée en 1964, se trouve à Abidjan. Dans le but de contribuer au développement et au progrès social des Etats africains, il compte 81 pays membres, dont 54 africains. Les deux autres entités du trio sont le Fonds africains de développement (1972) et le Fonds spécial du Nigéria (1976). La BAD peut soutenir les investissements d’entreprises privées au sein des pays membres.