Bresil – Secteurs porteurs
Ports & Infrastructures
En raison de son immense littoral (plus de 7.300 km de côtes) et des fleuves qui le traversent, le Brésil compte plusieurs centaines de terminaux portuaires (maritimes et fluviaux), publics (gérés au niveau fédéral ou régional) et privés. Parmi les plus importants, le port de Santos (Etat de São Paulo), par lequel transite 30% du commerce extérieur du Brésil, et qui dispose de ligne d’exportation/importation tant avec le Port d’Anvers-Bruges qu’avec le North Sea Port (terminal jus d’orange Citrosuco). Citons également les ports de Paranaguá, de Rio de Janeiro, de Açú, de Itajaí ou encore les ports du Nordeste brésilien (Suape, Pecem, Salvador etc.).
Automobile
La production et la vente de voitures se portent bien. Il en va de même pour le segment des bus et des véhicules utilitaires. Si la plupart des voitures sont fabriquées au Brésil et très peu sont importées, il existe cependant de nombreuses opportunités en matière de transfert de savoir-faire.
Santé
Plus de 600 compagnies pharmaceutiques/life science sont actives au Brésil. Parmi les laboratoires pharmaceutiques en 2021, 33,8% étaient d’origine internationale et 66,19% étaient liées capitalistiquement au Brésil.Si le marché brésilien représente environ 2 % du marché mondial, il est le 8ème plus grand marché en termes de chiffre d’affaires mais reste, malgré de nombreux acteurs nationaux bien implantés (surtout dans les génériques), en-deçà de son potentiel et présente donc de réelles opportunités.
Biotechnologies
Aéronautique et spatial
Agro-industrie et agriculture durable
Le pays entame donc peu à peu un changement vers une agriculture durable, un pari sur le long terme, en adoptant des techniques agricoles plus respectueuses de l’environnement tout en satisfaisant une demande croissante pour des produits plus respectueux de l’environnement, du moins de ce côté-ci de l’Atlantique. Il s’est engagé résolument à devenir pionnier d’un modèle agricole qui assure la sécurité alimentaire tout en protégeant les générations futures.
Le bureau économique et commercial de l’AWEX à São Paulo a réalisé une fiche sectorielle sur l’agriculture durable au Brésil. Cette fiche sectorielle peut être obtenue sur simple demande auprès du bureau économique et commercial de l’AWEX à São Paulo ([email protected]).
Digital – Fintech
La digitalisation des services bancaires est très développée. Selon la fédération brésilienne des banques, 73% des transactions bancaires sont effectuées digitalement, même pour de très petits montants (notamment système PIX). Les fintechs brésiliennes sont actives dans la gestion de finances (entreprises ou privées), crypto-monnaies, blockchain, services bancaires, commerce électronique, paiements.
Energie
Le Brésil, 10ème producteur d’énergie au monde et le 6ème en ce qui concerne l’électricité, dispose d’une matrice énergétique relativement verte (2022 : 47,4% issue d’énergies renouvelables), notamment grâce à une production électrique issue de sources renouvelables à 87,9%. Les principales énergies renouvelables utilisées sont la biomasse (15,4% du mixe total) et l’hydroélectrique (12,5% du mixe total). Le pétrole et ses dérivés (35,7%), ainsi que le gaz naturel (10,5%) restant des sources importantes d’énergie.
La transition énergétique est une priorité et elle se traduira par un développement de l’éolien (2,3%) et du solaire (1,2%), dont l’énorme potentiel, tout comme celui de la production d’hydrogène vert, est encore relativement peu exploité. La part du nucléaire (2%) pourrait par ailleurs être augmentée avec la construction en cours d’une troisième centrale. Notons également que d’importants investissements dans les énergies fossiles (ex. exploration de pétrole) se poursuivent, avec notamment l’ambition de faire du Brésil le 4ème producteur de pétrole au monde (actuellement 9ème), le pays a d’ailleurs annoncé en marge de la COP28 qu’il envisageait de rejoindre l’OPEP+.
L’AWEX met à disposition des sociétés wallonnes une note sectorielle consacrée au Brésil, un grand de l’économie mondiale qui compte près de 215 millions d’habitants.Cette note sectorielle dédiée au marché du vin, de la bière et des spiritueux au Brésil se veut une aide à l’exportateur wallon dans ses premiers pas d’exportateur sur ce pays-continent. Celle-ci aborde non seulement les informations pratiques, mais également les canaux de distribution, les modes de consommation, ainsi que la réglementation et les taxes à l’importation.
Le Brésil figure parmi les principaux marchés en matière de consommation de bière à un moment où la consommation baisse en Belgique, mais les habitudes de consommation diffèrent de celles des Belges. De manière générale, les Brésiliens consomment 27 % d’alcool de plus que la moyenne mondiale, ce qui en fait un marché incontournable.
Vous souhaitez obtenir cette note sectorielle au format PDF ? Vous pouvez l’obtenir en contactant notre bureau à São Paulo : [email protected]
Droits de douane et exemptions.
Le Brésil est un pays protectionniste où la fiscalité est complexe et lourde. Exporter vers le Brésil peut être assez complexe mais il existe une réelle volonté de simplifier les démarches administratives. En effet, le droit d’importation (Imposto de Importação, souvent appelé "II") est le principal droit appliqué aux marchandises importées au Brésil. Les taux varient selon le code NCM (HS) et la politique tarifaire du Mercosur, dont le Brésil applique le tarif extérieur commun (CET) pour la majorité des produits. En pratique, les droits II coexistent avec d’autres prélèvements à l’importation (IPI — impôt industriel, PIS/COFINS à l’importation et, au niveau des États, l’ICMS) qui peuvent augmenter fortement le coût total à l’entrée.
Les déclarations d’importation doivent être effectuées via le système de la douane brésilienne (SISCOMEX). L’importateur brésilien doit être enregistré et disposer de l’ensemble des documents usuels.
La réforme fiscale nationale de 2025 modifie le paysage des taxes à la consommation (transition vers un nouveau modèle de consommation) et aura des effets indirects sur la compétitivité à l’import sur le moyen terme ; elle n’abroge pas les droits d’import mais redessine la fiscalité interne (notamment sur les équipements, l’informatique et les télécommunications). Le gouvernement peut décider de réduire ou d’exempter temporairement certains droits II (par exemple mesures d’urgence sur produits alimentaires en 2025) ou d’ajuster les taux sectoriels (cas des véhicules électriques : imposition progressive annoncée entre 2024–2026). Il existe aussi une exemption de taxes à l’importation sur certains équipements médicaux et hospitaliers afin de réduire leurs prix. Les biens non taxés sont : les médicaments, les produits d’hygiène, les produits de nettoyage, les produits alimentaires, les produits destinés au diagnostic in vitro, ainsi que les produits médicaux et leurs pièces et parties destinées à la prévention, au traitement, au diagnostic et à la réhabilitation de la santé individuelle et collective.
Le poste de l’AWEX à São Paulo a publié une note informative sur les coûts et les taxes appliquées aux importations au Brésil. Cette note est destinée à permettre aux entreprises désireuses d’exporter au Brésil d’estimer le prix de leur marchandise dans ce pays. Ce document peut être obtenu sur simple demande, auprès du Bureau économique et commercial de l’AWEX à São Paulo par e-mail : [email protected].
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