Secteurs porteurs
En pleine transition économique, l’Angola accélère sa diversification et déploie des projets dans différents secteurs, avec une demande croissante en équipements industriels et solutions technologiques. Une population jeune et de plus en plus urbanisée, et les investissements importants dans les infrastructures et la logistique créent un environnement favorable aux entreprises wallonnes à la recherche de nouvelles opportunités.
Secteur pétrolier
Le secteur des hydrocarbures domine l’économie angolaise et représente traditionnellement près de la moitié du PIB, environ 90 % des recettes d’exportation et environ 60 % des recettes publiques. Les incitations fiscales introduites en juillet 2024 (notamment la réduction des taxes sur la production pétrolière) constituent un pilier majeur de la stratégie d’exploration des hydrocarbures. Depuis 2019, un nouvel organisme de régulation de l’énergie, l’ANPG, est chargé de la gestion des concessions pétrolières et gazières en Angola, au lieu de Sonangol, la compagnie pétrolière nationale angolaise. En outre, les autorités autorisent les partenariats entre des investisseurs privés et Sonangol.
Afin de réduire la facture des importations et d’améliorer la disponibilité et la sécurité de l’approvisionnement en carburant, le gouvernement tente d’augmenter la capacité de raffinage. Malgré une production importante de pétrole brut, l’Angola ne dispose que d’une seule raffinerie, à Luanda. Les importations, représentant environ 80 % des besoins, ne diminueront qu’à mesure que d’autres raffineries entreront en service. La raffinerie de Cabinda, une joint-venture entre la majoritairement britannique Gemcorp Holdings et Sonangol, devrait opérer à partir de 2025. D’autres raffineries sont prévues à Soyo (par la Quanten étasunienne) et à Lobito (à travers une MoU avec la CNEC chinoise).
Secteur agricole
Afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations, d’améliorer la sécurité alimentaire et de diversifier son économie, l’Angola investit davantage dans la transformation alimentaire. Le gouvernement se concentre sur l’augmentation de la production de céréales, d’oléagineux, de légumineuses, de fruits et légumes-racines ainsi que de viande. Avec le programme Planagrão, d’ici 2027, la récolte annuelle de blé, de riz, de millet et de soja devrait ainsi doubler, passant d’environ 3 millions de tonnes actuellement à environ 6 millions de tonnes. Avec le programme Planapecuária, d’ici 2027, la production de volaille devrait être multipliée par cinq et celle de viande porcine par sept. Enfin, le corridor de Lobito prévoit un focus sur la chaîne de valeur du café dans les provinces Kwanza-Nord, Kwanza-Sud, Luanda et Uíge.
Secteur minier
Les matières premières présentes en Angola incluent : bauxite, cuivre, diamants, feldspath, pétrole, phosphates, uranium.
Malgré les efforts de renforcement du secteur par incitations fiscales et obligation de vente de 20 % des diamants extraits localement à des fabricants nationaux, le secteur diamantaire pâtit de la concurrence persistante des diamants synthétiques. Le gouvernement vise à achever la restructuration d’Endiama avant la privatisation partielle prévue de longue date de cette entreprise parapublique. L’Agence nationale des ressources minérales (ANRM) est le nouveau concessionnaire et régulateur.
Energies renouvelables et économie circulaire
Le corridor de Lobito soutient la génération, transmission et distribution d’énergies renouvelables comme une centrale hydroélectrique et un parc solaire.
Le corridor de Lobito prévoit également un volet économie circulaire dans la province de Luanda.