Algérie

Secteurs porteurs

Energie et mines

L’Algérie reste un acteur majeur des hydrocarbures en Afrique (important producteur de gaz et pétrole) tout en lançant des investissements massifs pour moderniser le secteur et amorcer une diversification énergétique.

De nombreuses opportunités existent pour les entreprises de sous-traitance (ingénierie, maintenance, tuyauterie, usinage, contrôle-commande,…) autour des grands groupes nationaux tels que la Sonatrach. Les nouveaux contrats d’exploration et de développement génèrent des besoins en prestataires locaux et étrangers spécialisés. L’Etat algérien compte également diversifier son parc énergétique. Les ambitions d’investissement récentes confirment cette transition progressive (hydrogène vert, solaire, éolien).

Enfin, le pays dispose d’un potentiel minier colossal. Outre ses plus de 2 milliards de tonnes de réserve de phosphate, l’Algérie est également riche en gisements de zinc, plomb, fer, baryte.

Technologies agroalimentaires

Malgré une sécurité alimentaire en progrès, le pays est victime depuis quelques années de stress hydrique (resources renouvelables par habitant relativement faibles), ce qui contraint fortement la productivité agricole, pousse à investir ingénieusement dans la gestion de l’eau et incite fortement à l’importation de denrées.

De véritables opportunités existent pour les entreprises actives dans la mécanisation agricole, les systèmes d’irrigation goutte-à-goutte, pompes économes, automation/contrôleurs, solutions d’optimisation (capteurs, pilotage météo/sol), et pour unités de transformation (conservation, conditionnement, agro-emballage) afin notamment de réduire les pertes en eau.

Ces besoins en sécurité alimentaire sont accentués par une population en forte croissance. Des prévisions estiment que le pays pourrait compter 63 millions de personnes en 2050 et jusqu’à 90 en 2100 (pour 46 aujourd’hui).

Santé

L’Algérie dispose d’un parc industriel pharmaceutique national substantiel avec plus de 200 usines pharmaceutiques qui répondent à 75% de la demande locale. Les autorités aimeraient que ce nombre atteignent les 85% à terme. Cela crée des opportunités pour équipements de production, technologies de conditionnement, transfert de technologie et ingrédients pharmaceutiques.

De plus, la croissance démographique algérienne implique un accroissement de la population du troisième âge, dont les effectifs approchent les 2,5 millions de personnes. Cela crée de nouveaux besoins tant sur le plan alimentation que sur le plan santé. L’amélioration globale de la sécurité alimentaire s’est accompagnée de nouveaux défis, notamment l’augmentation des maladies non transmissibles (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires), reflétant des déséquilibres nutritionnels persistants.

Numérique

Annoncée en juillet 2025, la Stratégie nationale de transformation numérique (SNTN) se veut ambitieuse avec, pour objectifs, la formation de 500.000 spécialistes en TIC et, à terme une contribution du secteur numérique à hauteur de 20% du PIB national.

La feuille de route 2025-2030 mentionne un ensemble de projets publics/privés pour numériser l’administration, l’éducation, la santé et l’industrie. Les autorités ont programmé des centaines de projets opérationnels. Ces ambitions sous-tendent de larges besoins en infrastructure numérique, datacenters, connectivité, fintech, partenariats universitaires/entreprises, fournisseurs de contenus pédagogiques, etc.

Tourisme

Contrairement à ses voisins marocain et tunisien, l’Algérie a encore peu développé son potentiel touristique. Néanmoins, les initiatives se multiplient ces dernières années pour structurer, promouvoir et exporter une image attirante de l’Algérie, un pays riche d’un patrimoine naturel, culturel et historique mais largement méconnu des circuits touristiques internationaux.

L’extension des capacités hôtelières et des projets touristiques (plans d’ajout de dizaines de milliers de lits/hôtels) crée des débouchés pour l’équipement hôtelier et pour des services hôteliers professionnels (gestion, formation, maintenance). Par ailleurs, l’essor des investissements dans le tourisme et l’hôtellerie renforce la demande de services liés à l’accueil et aux infrastructures (piscine, divertissement, etc).