Les conseils d’experts pour exporter du chocolat
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Comprendre les différences culturelles
La chocolaterie Galler fête cette année ses 50 ans. Sa spécialité ? Le bâton fourré. Dans son développement, la chocolaterie Galler a d’abord construit une présence sur le marché national extrêmement forte et est l’un des 8 fournisseurs de la Cour en tant que chocolaterie. Au fil des années, Galler s’est développée en réalisant des innovations en termes de goût et de format. Ensuite, Galler a commencé à s’exporter dans les pays limitrophes avant de développer la grande exportation. « Il est beaucoup plus simple culturellement de rentrer sur le marché luxembourgeois ou français que sur le marché allemand ou néerlandais », précise Bernard Eymael, Export Co-pilot pour la chocolaterie Galler.
Pour nous, il est plus important de développer le marché dans les pays où nous sommes déjà présents que d’essayer d’ouvrir les portes d’un marché.
Les chocolats Galler se vendent dans une quarantaine de pays. « Pour exporter, il faut venir avec ses yeux et ses oreilles. C’est important de comprendre que les cultures sont différentes, que les gens sont différents et qu’ils comprennent différemment. C’est important de comprendre l’ADN de son entreprise mais le but est d’arriver à faire le match. Par exemple, en Belgique, tout le monde aime le lait praliné. En Chine, ils ont plus de difficultés avec le sucre. Ils vont chercher des chocolats avec plus d’amertume. Aux Etats-Unis, ils apprécient beaucoup le caramel. Dans le cas de Galler, notre ADN, c’est le chocolat et le fourrage mais je vais proposer quelque chose qui est plus en adéquation avec les attentes des consommateurs dans le pays en question », développe Bernard Eymael.
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Une relation de confiance avec son importateur
De son côté, Dolfin est une chocolaterie qui existe depuis 1989. La spécialité ? Les tablettes de chocolat dans lesquels des ingrédients naturels vont être inclus. Le but est de trouver le bon équilibre. Dolfin est présent avec sa propre marque mais également en private label dans une trentaine de pays.
Pour Maximilien Philippe, Sales & Export Manager chez Dolfin, le conseil à donner en matière d’exportation est de bien choisir son importateur. « Il est important de créer une relation de confiance avec son importateur afin de créer un business sur le long terme dans un nouveau pays. En créant une relation de confiance, l’importateur va mettre davantage d’énergie pour vendre votre marque », précise-t-il.
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Conserver le chocolat à bonne température
Si la société Bruyerre Chocolates existe depuis 2018, le savoir-faire du chocolat est plus que centenaire dans cette chocolaterie wallonne. Les spécialités ? La praline et la truffe. Avec plus de 60 pralines, Bruyerre Chocolates exporte dans une vingtaine de pays dans le monde. « 50% de notre chiffre d’affaires est fait avec du private label. Nous sommes très flexibles donc nous arrivons à répondre aux besoins des clients avec des produits premium », avance Maxime Branne, commercial & marketing manager chez Bruyerre Chocolates.
« Le plus grand défi quand on exporte du chocolat, c’est la gestion de la température. Le chocolat est un produit assez sensible qui déteste les variations de température. Il faut conserver le chocolat entre 15 et 18 degrés afin d’éviter qu’il ne fonde ou ne blanchisse. Sans oublier que la DLC (Date Limite de Consommation) doit parfois être de douze ou quinze mois pour pouvoir vendre sur certains marchés. C’est assez difficile quand on travaille avec des produits plus qualitatifs et plus frais », explique Maxime Branne.
Sur base de son expérience, Maxime Branne conseille aux chocolatiers qui souhaitent exporter, de bien se renseigner. « Il y a tellement de contraintes d’étiquetage et de législation dans tous les pays. Il faut bien choisir ses marchés afin d’éviter de faire des erreurs et de perdre de l’argent. Il ne faut pas hésiter à s’entourer et à poser les bonnes questions », conclut-il.