RessourcesRépublique démocratique du Congo

Secteurs porteurs

La République Démocratique du Congo, riche de ses ressources naturelles, attire des acteurs économiques du monde entier. Elle possède 70 % des réserves mondiales de cobalt, un métal clé dans la production des batteries pour véhicules électriques et technologies vertes, parmi d’autres ressources stratégiques.

Secteur minier

Le cuivre stimule la croissance de l’économie congolaise. En effet, la RDC intensifie l’exploitation du cuivre, du cobalt, de l’étain et du lithium. La RDC abrite 69 % de la production mondiale du cobalt, 31 % du tantale et 6 % du cuivre. A Manono, se trouve l’un des plus grands gisements de lithium dans la roche dure.

Les entreprises chinoises détiennent des parts majoritaires dans 15 des 19 grandes mines de cuivre/cobalt. Glencore (Suisse), Eurasian Ressource Group (Kazakhstan), Ivanhoe (Canada) et Shalina Ressources (EAU) ont également investi dans l’extraction du cuivre/cobalt. Le pays est le plus grand producteur de cuivre d’Afrique et occupait en 2023 la troisième place derrière le Chili et le Pérou.

L’évolution positive dans le secteur minier s’accompagne d’investissements dans le secteur énergétique (principalement l’énergie hydraulique) et dans le réseau ferroviaire et routier. Dans le secteur minier et dans les secteurs connexes, il existe des possibilités pour mettre en place les chaînes d’approvisionnement. La mise en place de chaînes d’approvisionnement écologiquement et socialement responsables demeure un défi.

Logistique

Le port de Banana, situé dans la province du Kongo Central, se transforme actuellement d’un petit port maritime en eaux peu profondes en le premier port en eaux profondes du pays. Le projet sera réalisé en plusieurs phases. La première phase du projet devrait être achevée fin 2026, date à laquelle le port prendra en charge les réimportations et les réexportations de la RDC, ainsi que le commerce général de marchandises. Le port est construit par étapes et, une fois achevé, il aura une capacité de traitement de conteneurs de 450 000 EVP par an. Cela améliorera considérablement la capacité de la RDC à gérer les flux d’importation et d’exportation avec ses principaux partenaires commerciaux, tels que la Chine et les Émirats arabes unis. Le port devrait permettre de réduire les encombrements, de diversifier les flux commerciaux et de réduire les coûts commerciaux en RDC.

Le corridor de Lobito, récemment rénové, permet aux pays occidentaux de s’approvisionner plus facilement en cuivre et en cobalt issus des provinces septentrionales du Haut-Katanga et de Lualaba directement auprès de la RDC. La concession pour une liaison ferroviaire entre le Congo (Kolwezi) et la ville portuaire angolaise de Lobito est contrôlée par un groupe d’entreprises logistiques européennes. En raison des lacunes dans l’offre logistique et du réseau ferroviaire, la ligne n’est pas exploitée à pleine capacité. L’extension et la poursuite de la remise en état du corridor sont prévues.

Agriculture et agroalimentaire

La RDC importe chaque année près de 1,5 milliard USD de denrées alimentaires. Pourtant, ce pays possède un potentiel agronomique avec une superficie de terres agricoles inégalée en Afrique. Avec très peu de structures de production agroalimentaire sur place, le secteur a besoin de machines.

Au sein de la région, la RDC dépend des importations alimentaires plus que d’autres pays. Elle manque de chaînes du froid et de services d’emballage. C’est pourquoi les chaînes de supermarchés en pleine expansion investissent désormais elles-mêmes dans des technologies modernes de transformation, de réfrigération et d’emballage. Les pouvoirs publics encouragent cette évolution avec le soutien de bailleurs de fonds internationaux. Plusieurs parcs agro-industriels ont vu le jour.

Energie, eau et environnement

La RDC dispose d’un énorme potentiel pour la production d’électricité à partir de l’énergie hydraulique. Le projet hydroélectrique Grand Inga prévoit la construction de centrales électriques d’une capacité totale de 40 000 à 70 000 mégawatts. Le projet a été reporté à plusieurs reprises. La Banque mondiale soutient la première phase Inga III (4 800 à 11 000 mégawatts). Les projets hydroélectriques de moindre envergure gagnent également en importance, tout comme les sources d’énergie encore peu exploitées que sont le soleil, le vent et la biomasse.

La capitale génère à elle seule environ 10 000 tonnes de déchets par jour et il n’existe pratiquement aucune gestion des déchets. Ceux-ci sont éliminés sur place par incinération ou via des canaux qui se jettent dans les rivières. Les premières initiatives visant à recycler le plastique ou les métaux voient le jour grâce à la collaboration entre des entreprises et des collecteurs de déchets informels. Le taux d’assainissement de l’eau est inférieur à 20 %.

Secteurs TIC

Le gouvernement poursuit une stratégie numérique axée sur l’administration, l’éducation et les infrastructures. De grands projets tels que le programme IDEA (Banque mondiale, AFD) et des initiatives de l’UE sont en cours de mise en œuvre. Les investissements concernent les réseaux de fibre optique, les antennes de téléphonie mobile, les centres de données et l’administration en ligne.